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Ecrire

  • : Le temps du rêve
  • Le temps du rêve
  • : Ecrire pour dire, sortir de soi ce qui ronge et fait mal, exprimer hors de son corps ce que son corps cherche à dire. Exprimer la joie la douleur, la reconnaissance, l’amour, la vie... Si je savais dire, si je pouvais parler, si ma voix était plus forte et mes mots plus libres, alors peut- être, je n’écrirai pas. Mais ce serai un plaisir en moins, une solitude, une paix que je ne connaîtrai pas. Et mon écoute du monde serait vaine…
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Nouvelle vie

 

J’ai travaillé pendant trente ans à France telecom où j’étais fonctionnaire, j’ai donc vécu toute l’évolution de cette administration devenue en quelques années une grosse entreprise cotée en bourse. J’ai subis tous ces changements, m’adaptant à chaque étape, jusqu’au moment où il me fallut abandonner mon métier d’assistante en ressources humaines pour un métier du commercial.

Ce qui se passa ensuite, je le raconte dans mon livre.

 Si j’ai choisi la fiction pour dénoncer ce que j’ai vécu, c’est moins pour mettre de la distance avec des souvenirs pénibles que pour avoir du plaisir à l'écrire. Ce que j’aime dans cette activité que j’ai toujours pratiquée, c’est l’invention, la poésie, la fantaisie, le rêve…j’ai donc fait ce roman avec ces outils là, mais tout ce qui concerne les  descriptions des conditions de travail, les rapport avec la hiérarchie, l’organisation du travail est réel.


J'ai mis 4 ans à me décider à partir.

Partir, quitter sans regret un univers trop  âpre que l’on ne comprend plus, partir pour se retrouver, laisser tomber la pression et être là où l’on doit être, au plus près de son âme.

Juste un au revoir, le même que ceux que je lancais  chaque soir - sans attendre de réponse - aux collègues de la vacation du soir. Mais cette fois, pas de lendemain : je n’y serai plus, ni mon corps ni mon esprit. Je serai là où je dois être, dans l’écriture que j’ai mise de côté toutes ces années et qui me fait exploser la tête. Les mots viendront et diront tout. Les mots me libèreront de quelque chose si inexprimable et  m’emmèneront en voyage. J’aurai une autre vie et les heures seront des minutes, et mes journées des tourbillons d’images dont l’évocation servira de  voilures à mon imaginaire

Que regretter ? J’ai tout fait, j’ai tout risqué. Je pars sans savoir qui j’étais vraiment. Oui c’est peut être cela le regret : ne pas savoir qui je fus  pendant toutes ces années…

Bien sur, travailler c’est jouer un rôle, toujours.

Mais quand l’habit pèse trop, il faut un jour l’enlever et savoir se retrouver, dans toute sa vraie nudité, pour enfin se reconnaître et s’aimer à nouveau.

Laisser aller les choses, ne pas en avoir peur. Même si la tête tourne un peu, penser que la vraie vie  va commencer.

Un jour, j’ai refermé  la lourde porte dont j’avais rendu le pass. J’ai entendu  le déclic indiquant le verrouillage, suivi d’un lourd silence.

Je suis partie sans me retourner.

Publication

Si vous souhaitez lire les premières pages de mon roman, le télécharger ou le commander.....ciquez ici

Merci et bonne lecture  !            201012011153_w350.jpg                   

 

couverture_1ere.jpgPour lire l'interview que j'ai donné à Françoise Bachelet sur son blog de litterature  cliquez ici

 

Texte de Jean Breton

Écrire, successivement, pour soulever nos peaux, respirer, saigner, nous prendre à découvert.
Pour recoudre notre puzzle, tout en parlant de ces travaux d’aiguille sonore avec les autres.
Pour faire signe. Pour nous justifier, pour enterrer l’échec ou pour freiner, de page en page, le suicide. Pour faire le ménage onirique, par thérapeutique.
Par recherche de l’identité natale, par goût errant de l’absolu.
Pour nous enrichir et pour tout perdre.
On écrit pour toutes ces raisons mêlées.
On écrit pour toucher terre, contre le refus de l’amour, contre l’origine souillée, contre les phares béants de la mort.
Mais le pays natal, au moment où on l’accoste, se volatilise. Il s’appelait bien sûr, la solitude.
Jean Breton
L’équilibre en flamme

15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 19:31

J'ai vu ce film deux fois, et il n'est pas dit que je ne le revois pas encore tellement il est beau et émouvant d'humanité et de simplicité. Les acteurs sont d'une justesse admirable, ils donnent beaucoup d'eux même, comme entièrement  voués au sens du message que le fim transmet, sans le vouloir, car ce n'est pas un film démonstratif, mais un poème, une ode à la bonté, à la simplicité.

Les actrices : Céline Salette et Marie Payen, ainsi qu' Agathe Drône qu'on ne voit pas longtemps mais dont on garde le souvenir tant l'intensité de son jeu dramatique nous foudroie.

Les acteurs : Grégory Gadebois, jean Pierre Daroussin

synopsis : Frédi a reçu un don en héritage de la part de sa mère. Comme elle, il a le pouvoir de guérir, en posant les mains sur un malade. Une faculté qui implique une grande responsabilité dont il se passerait bien. Il a une certaine réputation dans la région. Une mère désespérée, pourtant médecin, vient un jour le voir, dans l'espoir qu'il sauve sa fille leucémique. Son destin bascule quand il renverse un petit garçon qui traverse la route. Désespéré, il va tout faire le sauver. Au même moment, il rencontre Nina, qui pourrait bien lui redonner goût à la vie. Commence alors une histoire d'amour improbable entre ce coeur en hiver et la jeune femme un peu paumée...

François Dupeyron réalise, pas souvent, pas assez souvent, des films irrésistibles par leur sincérité, dont les titres sont toujours bizarres : Drôle d'endroit pour une rencontre, Un coeur qui bat, Inguélézi, Mon âme par toi guérie... Des films qui collent au réel, mais qui sont tout sauf réalistes. Ils se déroulent en France, mais une France rêvée, parfois cauchemardesque, pas celle qu'on voit dans les journaux télévisés, en tout cas. Une France embellie, métissée par d'autres influences cinématographiques : l'Amérique, notamment. Le Midi où vit Frédi ressemble à celui où débarque Matthias Schoenaerts au début de De rouille et d'os,de Jacques Audiard. Lui-même, vaguement barbu, en cuir sur sa moto, a de faux airs de Hells Angel de province, plus attendrissant qu'inquiétant. Et les chansons qui l'accompagnent tout le temps, ballades rock chantées en anglais, sont le reflet d'un ailleurs espéré...

Dans les films de Dupeyron, les gens parlent toujours bien, c'est-à-dire qu'ils font des mots, comme dans le grand cinéma français de jadis. Même s'ils parlent « mal », en fait : mal embouchés, grossiers, presque vulgaires, parfois, comme on l'est dans la vie, quand elle vous joue des tours pendables. Chez lui, c'est la lumière des êtres qui importe. Et la lumière tout court : envahissante, souvent, presque implacable. Ici, le soleil semble, sans cesse, vouloir entrer dans le cadre, tel un intrus. Ce sont les personnages qui l'en empêchent : ils lui tournent le dos, ils le refusent. Logique : ce sont tous des êtres de refus...

Frédi, par exemple. C'est un type aux yeux doux, comme le prince Muichkine, l'« idiot » de Dostoïevski — il est épileptique comme lui. Comme le prince face à son passé, Frédi refuse le don hérité de sa mère récemment décédée : soulager les autres par l'imposition des mains... Massif, taiseux (Grégory Gadebois, sublime), Frédi ressemble aux héros tragiques des films noirs hollywoodiens — Robert Mitchum, John Garfield —, souhaitant vivre en paix, mais toujours rattrapés par le destin : dans le cas de Frédi, un accident qu'il a causé et ce don de guérisseur qu'il repousse...

Nina (Céline Sallette), qu'il rencontre — mais pas tout de suite : le salut, ça se mérite ! —, a un don, elle aussi : se détruire. Elle va de bar en bar et de coupe en coupe, jusqu'à ce que le néant l'engloutisse. Elle est grimaçante, outrancière, mais toujours digne dans sa défaite acceptée. On n'a pas vu à l'écran d'alcoolique aussi terrifiante et émouvante depuis le méconnu Fat City, de John Huston, dans les années 1970... Nina erre, se cogne aux autres et à elle-même, pitoyable et belle, couverte de bleus invisibles. Comme tous les personnages du film, elle pourrait faire sienne la formule d'Henri Calet : « Ne me secouez pas, je suis plein de larmes. »

Donc, avec ses plans au plus près des visages, François Dupeyron contemple son héros, cet autre lui-même, contempler la douleur des autres. La mère de l'enfant accidenté qui, pour ne plus voir sa souffrance, souhaite sa mort et s'en veut. Et l'amie (Marie Payet) qui lui hurle, en même temps que sa frustration, un amour secret qu'il ne peut partager... Comme John Huston, Dupeyron ne sait, ne veut filmer que des égarés magnifiques, des perdants, des aventuriers ratés. Des réfractaires à ce Dieu qu'ils vomissent, dont ils attendent un signe qui ne vient jamais — à moins qu'ils ne sachent pas voir. « J'ai rêvé que le ciel me regardait, et j'ai peur », dit Frédi. Mais il filme, aussi, entre ces cabossés persuadés d'être inguérissables, des liens qui, parce qu'ils les ont tissés dans la peine, risquent de tenir bon. Mon âme par toi guérie n'est rien d'autre, en fait, que l'histoire, romanesque et banale, d'un amour qui se fait.

L'espoir n'est pas loin. La preuve : l'étrange gamine de Frédi. Elle ressemble à la fille du « stalker » de Tarkovski, qui, par la seule force de son regard, parvenait à faire bouger des objets. Apparemment, Lucie semble, comme les autres, prisonnière de ses tourments. Mais, sur une plage, la voilà qui s'accroche, soudain, à un cerf-volant qui trône dans le ciel. Elle quitte le sol. Durant quelques secondes, elle vole... — Pierre Murat. Télérama .

Acteurs : 


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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 10:25


Hier j’ai été à l’Utopia 

et vu un film drôle et inventif, dans lequel joue une amie de ma jeunesse que je revois de temps en temps : Béatrice de Stael. Elle y est extraordinaire ! Comme j’ai beaucoup aimé ce film drôle et très inventif, j’ai eu envie d’en faire un article en recopiant une critiques de spectateurs et celle de Telerama. 

De carolecritique sur allocine

Avec une pincée de de Jacques Demy, un zest du Blier des Valseuses et beaucoup de Rohmer pour les références cinéphiliques, ce film campe une Adèle aussi désespérée mais moins folle que celle de Truffaut. Larguée par Pierre, elle trouve refuge chez sa cousine Rachel qui lui offre logis et nourriture contre un peu d'affection. Mi-Bécassine post-moderne, mi Fifi brindacier branchée, la Reine des pommes ne se contente pas de squatter chez sa parente, elle met en pratique son conseil : pour oublier il faut coucher avec d'autres hommes. Et Valérie Donzelli de mettre en scène et interprèter gracieusement ces fragment d'un discours érotique. Avec une vraie bonne idée cinématographique : faire jouer les quatre rôles masculins par le même comédien, le protéiforme Jérémie Elkaïm omniprésent dans cette exploration sexuelle d'une schizophrénie amoureuse. Il ne faudrait pas que son côté bobo (Vanessa Seward -Mademoiselle Azarro à la ville- en grande bourgeoise, les chansons de Benjamin Biolay, les jolis décors façon Elle déco …) masque les enjeux de ce marivaudage du XXIe siècle. Valérie Donzelli ose et s'expose dans des liaisons plus dangereuses qu'il n'y paraît, l'une des séquence les plus réussies étant sans doute celle du passage à l'acte sado-maso en plein parc Montsouris, avec bandeau et frissons garantis. Mais le vrai couple du film n'est pas celui d'Adèle et Pierre, Paul ou Jacques … Car Béatrice de Staël alias Rachel compose un personnage hors-champs qui emporte le film dans une autre dimension. A tel point qu'il aurait pu s'appeler La Cousine Rachel ! C'est lorsqu'elle apparaît que la salle vibre, c'est lorsqu'elle réplique (Oooooh bon ça suffit hein !) que la salle s'esclaffe. Véritable prototype, sorte de Gabin au féminin ou de croisement cinématographique improbable entre Charlot et Anna Magnani, elle ne ressemble à personne …

 

CRITIQUE TELERAMA

Confession : on aime bien Valérie Donzelli (actrice chez Sandrine Veysset ou Alain Guiraudie), son chignon, son front enrubanné, son visage de madone pop. Pop, son film acidulé l'est aussi. Valérie roucoule, non sans grâce, sur des titres composés, s'il vous plaît, par Benjamin Biolay. Elle interprète Adèle, une fille éplorée depuis que Mathieu, son petit ami (Jérémie Elkaïm) l'a quittée. Anéantie, seule, elle trouve refuge chez une cousine, maniaque et étrange. Au fil des jours, la tristesse s'estompe. Mais par hantise ou par hasard, Adèle rencontre d'autres hommes qui ressemblent curieusement à Mathieu : un étudiant bienveillant, un cadre BCBG qui la fait jouir, un zonard ténébreux et libertin...

L'habit fait ici le moine. Valérie Donzelli, en velours framboise ou en rose pâle, joue à déguiser le chagrin, l'obsession de l'être aimé. Son univers est comme une scène, entre le guignol, le roman-photo et la comé­die musicale faite à la maison. C'est tout petit, assumé comme tel, libre, ludique, d'une désuétude étudiée. Les mini-péri­péties sont assez ­rigolotes, surtout les polissonnes. On dirait la petite soeur ­effrontée des Mods de Serge Bozon (lequel fait une courte apparition). Frais, léger, ça se mange sans faim. Comme un sorbet à la pomme, avec une pointe de calva.

Jacques Morice

Télérama, Samedi 27 février 2010

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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 08:53
Il se trouve qu'en ce moment je vois beaucoup de bons films, est-ce le temps qui me permet plus qu'avant de faire un tri, de lire le journal de l'utopia plus attentivement afin d'en détecter les perles, bref je me régale en cet Automne maussade sur le plan de l'ambiance socio-eco-sarko-crise, avec du grand cinema dont je vous fais partager les films que j'ai préféré.
Les bureaux de Dieu donton  peut voir le synopsis dans allocine  fait donc partie de ces perles qu'on n'oublie pas facilement.  Les actrices célèbres y sont brillantes, irradiantes comme si elles avaient mis toute leur âme dans une entreprise militante, un partie pris généreux...les actrices non connues, qui jouent là souvent leur premier rôle sont extraordinaires, en sachant faire passer l'émotion elles nous tirent les larmes des yeux. il faut préciser que les mots qu'on  leur fait dire sont les vrais mots de filles venues au planning familial ici ou là bas en France, ça sent donc le vécu,  et c'est beau et fort.
Mais l'objet du film est bien  l'écoute, n'est-ce pas précieux des gens qui savent écouter de nos jours ? et bien il y a cela dans ces bureaux de Dieu, des femmes qui savent  se taire, qui par le silence écoutant savent libérer la parole et prendre la douleur de l'autre pour l'en décharger un peu.

Voilà ce que dit Claire Simon de son film :


Comment raconter ce que j'ai voulu filmer, ce que j'ai trouvé si beau chaque fois que j'ai passé du temps dans un centre du planning familial ? les tragédies les plusn modernes et ancestrales se disent là, à l'ombre des moulures poussiereuses d'anciens appartements bourgeois, occupés par des femmes libres qui ont choisi de faire un metier qui consiste à écouter d'autres femmes aux prises avec leur liberté d'aimer, d'avoir des enfants, maintenant, un de ces jours, jamais.
Nous sommes dans des pièces qui entendent ce qeu personne ne dit ailleurs de la nouvelle vie que nous connaissons tous, dpuis la séparation possible entre les étreintes amoureuses, le sexe et la naissance d'un enfant.
(...)J'ai eu l'impression en tournant le film que tout ce qui était dit là, était caché depuis longtemps , même si les lois existent en France. Que ce silence allait bien au delà du légal, du politique. Et peut être qu'on ne pourrait jamais sortir du silence.
Lorsque j'ai filmé nathalie Baye, le speculum à la main expliquant aux collègiennes l'examen gynécologique, je voyais non seulement l'actrice mais aussi la femme, qui s'engageait soudain en révélant à tous la dimension secrète, mystèrieuse et fatale de la représentation que chacune se fait de son corps. "vous savez comment vous êtes faites ?" demande t-elle, les jeunes filles rient, se voilent la face et écoutent.
Ce film est un tableau de notre vie : l'ambivalence, la difficulté de choisir, le peu d'habitude que nous avons de choisir, la différence que ce choix implique dans nos rapports avec les hommes, et la permanence de ce choix.
Claire Simon


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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 23:53
   

Ce film vu à l'utopia ce soir m'a bouleversée, je ne pense pas que j'aurai été le voir si mon fils ne m'en avait pas parlé. Les films americains, ce n'est pas ce que je préfère, à part Woody Allen bien sur et ....maintenant je sais qu'il y en a d'autres, des humanistes comme j'aime et celui là, Thomas McCarty je le note dans ma liste des bons, des utiles, des qui vous réconcilie avec la nature humaine !  ce film montre de façon très forte comment peut se créer l'amité avec des gens venus d'ailleurs , comment cela peut même nous enrichir, nous rendre plus heureux. La difference si on veut bien l'accepter, engendre la connaissance, l'évolution de l'homme qui en sort grandi.
Les acteurs sont tous justes, et savent éviter le pathos et toute  mièvrerie.
Et il y a notament dans ce film cette si belle actrice : Hiam Abbass que j'avais adoré dans "les citronniers". J'apprends grâce à allociné qu'elle est aussi réalisatrice. 
                                                       
                       
 
   

Synopsis de "the visitor"

Professeur d'économie dans une université du Connecticut, Walter Vale, la soixantaine, a perdu son goût pour l'enseignement et mène désormais une vie routinière. Il tente de combler le vide de son existence en apprenant le piano, mais sans grand succès...
Lorsque l'Université l'envoie à Manhattan pour assister à une conférence, Walter constate qu'un jeune couple s'est installé dans l'appartement qu'il possède là-bas : victimes d'une escroquerie immobilière, Tarek, d'origine syrienne, et sa petite amie sénégalaise Zainab n'ont nulle part ailleurs où aller. D'abord un rien réticent, Walter accepte de laisser les deux jeunes gens habiter avec lui.
Touché par sa gentillesse, Tarek, musicien doué, insiste pour lui apprendre à jouer du djembe. Peu à peu, Walter retrouve une certaine joie de vivre et découvre le milieu des clubs de jazz et des passionnés de percussions. Tandis que les deux hommes deviennent amis, les différences d'âge, de culture et de caractère s'estompent.
Mais lorsque Tarek, immigré clandestin, est arrêté par la police dans le métro, puis menacé d'expulsion, Walter n'a d'autre choix que de tout mettre en oeuvre pour venir en aide à son ami...

   

S

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9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 19:48
Suheir Hammad et Saleh Bakri - Le Sel de la mer
 Très beau film pour lequel j'ai au moins une pensée par jour depuis que je l'ai vu. Les acteurs sont d'une grande vérité, surtout saleh bakri qui en plus est d'une beauté époustouflante !
A voir pour essayer de comprendre de que vivent ces peuples si proches, si semblables et pourtant en guerre depuis 60 ans.
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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 20:12

Vu ce matin "Seraphine", l'histoire vraie de cette femme de ménage, fille de ferme à la fin du 19ème siècle  placée dans un couvent de Senlis puis chez les riches bourgeois de la ville. Alors qu'un beau jour cette femme mystique entend une voix qui lui ordonne de peindre, elle passe le peu de temps libre que lui laisse ses ménage à courir la campagne à la recherche des couleurs qui lui serviront à peindre ses magnifiques tableaux, d'après une recette très personnelle qu'elle ne dévoilera pas.
 Jusqu'au jour où une de ses merveille tombe entre les mains d'un collectionneur qui l'encourage à continuer, voyant dans son talent l'expression du primitivisme moderne (certains la diront du courant naïf)
.
Mais c'est avant tout une artiste habitée par la nature, les arbres, les fleurs, elle n'a aucune influence,  est complètement autodidacte. Séraphine sortie de l'ombre et de la misère provisoirement, y reviendra lorsqu'elle tombera dans la folie et se retrouvera enfermée dans un hospice pour le restant de sa vie.

Mon avis : j'ai pris un immense plaisir durant ces deux heures de film où la  contemplation a une large place, ce sont non seulement les moments ou l'artiste est en action qui sont magnifiques, mais également les éléments de la nature qui sont filmés comme des tableaux, bravo à la photo qui est splendide. On ne compte pas les longues minutes en plan fixe, tant on n'en finit pas d'être époustouflé par la beauté des paysage,  des rivières que des arbres gigantesques recouvrent, des forêts à perte de vue... et nous rêvons avec notre Séraphine quand elle grimpe dans un arbre pour voir de plus haut la nature qui la console.
Mais Séraphine devient folle, comme si l'on ne pouvait avoir un talent aussi grand, aussi inné, comme si une artiste complète comme elle ne pouvait résister au monde des gens normaux. Elle devient folle de ne pas être dans la vraie vie, alors que c'est son art qui la lui rendait supportable. Triste paradoxe, pauvre femme qui aurait vite été oublié sans ce collectionneur allemant qui ne s'est occupé d'elle qu'à moitié.
La fin est magnifique, certainement plus belle que la vraie fin de vie de Séraphine Louis.


  
                                                  

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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 16:35

La vie d'une famille
raconté sous differents angles, à différentes époques de la vie. Le père est joué par l'excellent jacques Gamblin, la mère interpétrée finement par Zabou. Il n'était pas possible que je ne me reconnaisse pas dans le portrait de cette famille, dans cette mère anxieuse du bonheur de ces enfants, tout en souhaitant ne pas passer à côté de  sa propre vie. Ayant moi même eu trois enfants, dans le même ordre- deux gars et une fillle ce film était pour moi !
J'ai aimé la sincérité de cette histoire, dont le détails du quotidien racontent l'universalité. Il y a les joies mais aussi les moments durs à passer. Il y a enfin  la mort, la mort  qui sépare, et sidère.
 La dernière  scène sur la plage :  l'ainé est seul un peu de côté le regard englobant ceux dont il se sent responsable désormais, le second fils tient sa petite soeur devenue grande par les épaules, tous les trois regardent leur mère disperser les cendres de leur père dans la mer bleu fonçé.

En prologue, une naissance s'annonce. La roue tourne, c'est la vie.
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18 septembre 2008 4 18 /09 /septembre /2008 18:49


Vu ce film après mon rendez-vous chez ma dentiste. Je m'étais prévue ce réconfort, sachant par avance que j'en aurai bien besoin !
11h40 à l'utopia, pourquoi seulement des femmes dans la salle ? sont-elles les seules à être libre à cette heure là ? Les hommes ne seraient pas interessés par le bonheur ? Non, je pense plutôt que c'est très féminin d'aller au cinéma uniquement pour le plaisir, même si c'est le matin, à l'heure où tout le monde se retrouve dans les fast food du centre ville pour déjeuner. Alors les femmes sauteraient un repas pour un film ? oui, trois fois oui !
Et celui-ci est un petit bijou, une leçon de vie qu'on ne doit pas oublier. Be happy parle d'humanité comme d'une philisophie de vie, et de la bonne humeur comme une arme contre la morosité ambiante.
Poppy est  institutrice, elle a un grand amour pour ses enfants qu'elle respecte en leur montrant l'exemple  du coeur, qu'elle protège aussi, detectant le mal être chez l'enfant agressif, faisant tout pour l'aider au lieu de l'exclure.
Elle est comme ça Poppy, il faut qu'elle fasse du bien autour d'elle, elle est heureuse et voudrait que tout le monde le soit.
Je suis ressortie de ces deux heures de film émue,  regaillardie, pleine d'envie et de joie de vivre. On peut aussi parait-il en resortir agacés, mais pourquoi donc serions nous énervés devant le bonheur des autres ?
Mike leigh pour tend un miroir : la façon dont nous réagissons à son film révèlera beaucoup de notre personnalité. Sa philosophie est la suivante : puisqu'on ne voit pas les gens comme tels qu'ils sont, autant apprendre à les regarder.
Pourquoi ne pas essayer ?


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27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 20:26

 

 

Le Synopsis du film - Par André Ruellan
En vacances estivales, tous les membres d'une famille fêtent les trois-quarts de siècle de la grand'mère. Mais peu de temps après, cette dernière meurt et la famille doit se mesurer à la dispersion de l'héritage, dont les oeuvres d'un oncle artiste-peintre...

 


 



 

« L’heure d’été »  d'Olivier Assayas avec Juliette Binoche et Charles Berling   est un film sympa pourrait-on dire, à aller voir en famille (c’est peut être pas la peine de prendre mamie)  un soir de pluie alors que le film passe dans le cinéma de quartier.  Un film qui ne passe pas au Gaumont, un petit film de plus ?

Pas vraiment,  pas si anodine que ça cette histoire…

J’y suis allé seule, le sujet m’intéressait ayant déjà été confrontée aux problèmes de succession et donc au deuil. Je n’ai pas été déçue. Je l’ai trouvé bien fait, très subtil, tout en finesse. Là où d’autres réalisateurs auraient filmé des cris et des larmes, Olivier  Assayas traite le propos avec beaucoup de pudeur et de retenu. C’est un film qui pose beaucoup de questions, mais qui ne donne pas vraiment de  réponses. Malgré l’impression de légèreté, il donne matière  à  réflexion et nous renvoie à notre vécu, à nos expériences au cours de nos vies. Le sujet est universel, mais la façon de le recevoir est propre à chacun.

C’est justement là que je voudrai en venir.

Ca s’est passé à la fin du film. Alors que les adultes ont vidé la maison et réglé de façon très pragmatique toute l’affaire, laissant de côté les sentiments  et leurs émotions, les enfants -les petits enfants de la morte- décident d’y faire une fête avant qu’elle soit vendue.

Ils sont jeunes, mais plus des enfants pour certains. La fille du personnage  joué par Charles Berling a près de15 ans. Elle court dans le parc autour de la maison, avec son amoureux. Elle court comme elle courrait petite quand elle  partait le cœur battant se cacher afin de semer son cousin et sa ribambelle de copains du village. Elle court comme la petite fille qu’elle était, ignorante que la vie puisse être autre chose que ces jeux plein d’insouciance. Elle avait l’éternité en elle, la paix, la confiance. A présent elle sait, car elle a grandi, elle sait que cette maison n’existera plus et avec elle toute son enfance. C’est la fin de quelque chose, une rupture qu’il faut assumer, que les adultes lui demandent de supporter sans rien dire. Parce que de toute façon, on ne demande pas l’avis des enfants. Ils s’en remettront, oublieront…

La jeune fille s’arrête de courir, se retourne vers son amoureux et lui dit :

-         « Je me rappelle, à cet endroit précis ma grand-mère m’avait dit qu’un jour elle me transmettrait ce domaine, et qu’ainsi je pourrai moi-même y amener mes enfants. »

Elle sourit tristement, une larme glisse sur sa joue.

 

Je ne m’y attendais pas mais c’est à cet instant précis que j’ai pleuré. Ce ne fut pas une larmette que je versais mais un torrent qui semblait ne jamais vouloir se tarir. J’essayai de résister jusqu’à la fin du film, attendre d’être dans ma voiture pour me laisser aller. Hélas ce ne fut pas possible. Je laissai donc aller mes larmes car elles venaient de si loin que rien ne pouvait en arrêter la force. Elles représentaient une telle tristesse enfouie que je renonçais à les retenir. Je pleurais encore sur le  chemin jusqu’à chez moi, par les petites routes de campagne, les phares éclairant à travers la buée de mes yeux les virages impromptus. J’essayais de réfléchir à la cause de mes tourments, à l’écho que le film me renvoyait.

 Ce n’était pas les tourments du fils ainé qui me touchaient  ni même le fait qu’il doive non seulement renoncer mais aussi être celui qui agit dans ce sens là ; ce n’était  pas la mort de la mère qui me remua, ce n’était pas non plus la tristesse de sa  fille, ni la jolie complicité des trois personnages, non ce qui fit écho à mon histoire me sauta à la figure  dans le personnage de cette petite fille à peine sortie de l’enfance et qui déjà découvre les lâchetés des adultes.

Je me revoyais alors au même âge, dans la ferme Vosgienne  posé au creux du vallon que mes parents avaient acheté comme résidence secondaire. Les merveilleux dimanches qu’on y passait, mon frère, nos copains et moi, la seule fille, à courir dans les bois, haletant, ivres, éperdus de bonheur.

Est-ce toujours ainsi la fin de l’enfance, une perte, un arrachement ? Ou bien doit-on retrouver l’exactitude de ce dont la mémoire n’a  pas imprimé ? Est-ce le choc subit, la chose qui arriva au milieu de ce bonheur enfantin, ce vol de mon âme, de mon innocence ?

Toujours est-il que grâce à ce film, j’évacuais un trop plein de souvenir que j’avais essayé d’occulter  et je me rejouais le  film, le mien, me remémorant le jour où il fallut vendre cette maison et partir sans comprendre pourquoi, très loin, très loin du bonheur si fragile de l’enfance.

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